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Haïti : Citadelle la FerrièreHaïti : Citadelle la Ferrière

Actualités / Culture / Voir les Articles récents

Culture November 22, 2023

Rythmes haïtiens : Explorer les traditions musicales et dansantes

Haïti, terre riche en histoire et en diversité culturelle, offre un trésor musical unique à travers ses rythmes captivants. La musique haïtienne, profondément enracinée dans la fusion de différentes influences africaines, européennes et caribéennes, constitue une expression vibrante de l’identité nationale. L’un des éléments distinctifs de la musique haïtienne est sa diversité rythmique, reflétant les multiples facettes de la vie quotidienne, des célébrations religieuses aux moments de joie et de peine. Les rythmes haïtiens, porteurs d’une énergie contagieuse, sont le reflet de l’âme du peuple haïtien. L’un des genres musicaux les plus emblématiques d’Haïti est le compas direct, qui a émergé dans les années 1950. Ce rythme entraînant, associé à des mélodies envoûtantes, a conquis les cœurs à l’échelle mondiale. Le compas direct incarne la fusion de différents styles musicaux, dont le jazz, le merengue, et des éléments de la musique traditionnelle haïtienne. Les traditions musicales haïtiennes ne se limitent pas aux sonorités contemporaines. Le vodou, une pratique spirituelle ancestrale, a également une influence majeure sur la musique haïtienne. Les rythmes vodou, souvent associés aux cérémonies religieuses, créent une connexion profonde entre la spiritualité et l’expression artistique. Par ailleurs, la danse est indissociable de la musique haïtienne. Les mouvements gracieux et énergiques de danses traditionnelles comme le rasin, associés aux rythmes envoûtants, transportent les danseurs et les spectateurs dans un monde où l’expression corporelle devient une forme d’art vivante. Explorer les traditions musicales et dansantes d’Haïti revient à plonger dans un univers où l’histoire, la culture et la spiritualité se tissent harmonieusement. Ces rythmes, transmis de génération en génération, sont bien plus que de simples notes ; ils incarnent l’âme d’un peuple et la richesse de sa diversité. En célébrant ces traditions, on rend hommage à l’héritage culturel exceptionnel d’Haïti et à sa contribution inestimable à la scène musicale mondiale.

Par Appolon Guy Alain |
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Culture December 24, 2024

Le Makaya, histoire et pratiques vaudouesques en haïti

Le Makaya est bien plus qu’une simple fête ; il est un pilier spirituel du vaudou haïtien, une tradition vivante qui lie les croyances ancestrales aux rituels de purification, de guérison et de renouveau. Célébré principalement à la fin du mois de décembre, le Makaya tire ses racines de l’Afrique, en particulier des civilisations bantoues, et se déroule dans un contexte profondément spirituel où les liens avec les ancêtres et les forces naturelles sont essentiels. Le terme "Makaya", qui signifie "feuilles" en Kikongo, est intrinsèquement lié à la nature et aux plantes, éléments essentiels du vaudou. Ce lien direct avec la nature fait du Makaya un moment de purification, où les croyants se connectent à la terre et aux esprits par l’intermédiaire des végétaux. La tradition du Makaya vient des peuples Bantous, principalement du Congo, et de leurs pratiques spirituelles qui ont été transposées, adaptées et enrichies par la diaspora haïtienne pendant la période de l’esclavage. La période du Makaya commence le 21 décembre, lors du solstice d’hiver, une date symbolique marquant la victoire de la lumière sur les ténèbres, le commencement du renouveau solaire. Dans le vaudou, cette époque est perçue comme un moment d’introspection où la nuit la plus longue de l’année se transforme lentement en jour, apportant avec elle des forces purificatrices et régénératrices.

Par Faïly Anderson Trazil |
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Culture February 09, 2024

Haïti : La saison de Rara à Petit-Goâve : Une célébration de la vie, de l’unité et de la résilience

Alors que la nouvelle saison de Rara se profile à l’horizon, certains groupes tels que Saint Jacques Majeur, Ratyèfè, Florida Band, Lambi Grand, et Grap Kenèp se préparent déjà à illuminer les rues de Petit-Goâve de leurs costumes flamboyants et de leurs mélodies envoûtantes. Pour ces groupes, l’avenir semble radieux, promettant une saison pleine de passion et de succès. Cependant, d’autres bands de rara hésitent encore sur la direction à prendre. Malgré ces incertitudes, l’optimisme règne quant à la réussite de cette nouvelle saison pour l’ensemble des groupes de rara dans la commune de Petit-Goâve. Le rara, ancré dans la tradition vodou, est bien plus qu’une simple manifestation artistique. Il incarne l’essence même de la culture haïtienne, mettant en lumière des questions de mémoire, de tradition et d’identité. Cette forme d’expression artistique, de plus en plus populaire, attire un large public et suscite un engouement sans précédent. Des groupes comme Ratyèfè, Grap Kenèp, Florida Band et Chenn Tamaren, reconnus pour leur capacité à ravir leurs fans, jouent un rôle crucial dans l’essor continu du rara dans la commune. La saison de rara débute traditionnellement le jeudi des morts et s’achève dans la nuit du dimanche de Pâques ou le lundi quasimodo. Pour marquer le début de cette période sacrée, les groupes organisent des cérémonies d’ouverture, honorant ainsi les esprits des défunts dans des rituels empreints de spiritualité. Ces cérémonies, souvent tenues dans les cimetières ou dans les "Bitasyons" des groupes, symbolisent le lien profond entre le rara et les traditions vodoues.

Par Jarule Laguerre | 1
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Culture November 01, 2024

Guédés : Quand Haïti célèbre ses ancêtres avec couleur et ferveur

Chaque 1er et 2 novembre, Haïti s’anime sous les couleurs noir et violet pour célébrer les Guédés, des esprits vénérés dans la religion vaudou, symboles d’un lien puissant entre les vivants et les morts. Fascinants, indomptables et provocateurs, les Guédés forment une véritable famille dans le panthéon du vaudou haïtien, où ils sont respectés pour leur rôle de guides spirituels des défunts vers l’au-delà. Dirigés par des figures emblématiques comme le légendaire Baron Samedi et sa compagne Grann Brigitte, les Guédés incarnent les paradoxes de la vie et de la mort. Chaque Baron a une personnalité singulière : Baron Cimetière, Baron Kriminel, et Baron La Croix sont les gardiens des âmes qui errent aux frontières du monde des morts. Ensemble, ils forment une présence puissante et quelque peu effrayante, mais profondément ancrée dans la culture haïtienne. Les Guédés ne sont pas comme les autres esprits du vaudou ; ils manifestent leur intrépidité d’une manière spectaculaire. Habitués à la mort, ils n’ont peur de rien et se montrent provocants : ils mangent du verre, des piments crus, enduisent leurs parties sensibles de rhum et de piment. Ces gestes marquent leur indifférence au danger et rappellent qu’ils ont déjà connu la vie terrestre. Ils sont ainsi des psychopompes – ces êtres qui mènent les âmes des morts – et agissent comme des ponts entre le monde des vivants et celui des morts. Certains Guédés, comme Guédé Nibo, arborent des habits aux couleurs noir, mauve et blanc, chacun possédant des caractéristiques uniques. Ils sont nombreux et variés : Guédé Fouillé, Guédé Loraj, Papa Guédé, et bien d’autres. Ce sont ces esprits qui, chaque année, rappellent aux Haïtiens l’importance de se souvenir des disparus et de les honorer. Le culte des Guédés n’est pas seulement religieux ; il est aussi culturel et historique. Selon la tradition, leur territoire spirituel, ou « Fètomè » – surnommé le « Pays sans Chapeau » – est un lieu où résideraient les âmes des ancêtres. D’après les récits, les origines de ce culte remontent au plateau d’Abomey, ancienne capitale du royaume du Dahomey, en Afrique, où la mort et la vie coexistent dans une forme de symbiose. Cette célébration en Haïti trouve même des échos dans l’histoire ancienne. Les Romains honoraient aussi leurs morts avec la « Fête des Lémuria », qui se déroulait en février, pour conjurer les esprits et rétablir la paix entre le monde des vivants et celui des défunts. Pour les Haïtiens, honorer les Guédés, c’est accepter la mort comme une partie de la vie et célébrer les liens invisibles qui nous unissent à ceux qui nous ont quittés. C’est aussi une manière de résister, car la vie, malgré ses défis, doit être célébrée dans toute sa complexité et sa profondeur.

Par Faïly Anderson Trazil | 1
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Jean-Jacques Dessalines, leader de la Révolution haïtienne

Dans les annales de l’histoire d’Haïti, île située dans les Caraïbes à l’entrée du golfe du Mexique et partagée avec la République dominicaine, Jean-Jacques Dessalines émerge tel un phénix des cendres de l’oppression. Né esclave le 20 septembre 1758 sur l’habitation d’Henri Duclos, au Cormier (Grande-Rivière-du-Nord), dans la colonie française de Saint-Domingue, Dessalines était un Créole d’origine africaine (afro-caribéenne).Affranchi lors de l’abolition de 1794 obtenue grâce aux révoltes d’esclaves, a effectivement servi en tant qu’officier dans l’armée française pendant la Révolution française. À cette époque, les idées de liberté et d’égalité étaient au cœur des préoccupations des habitants des colonies. Dessalines a participé activement aux combats contre les forces espagnoles et britanniques, aux côtés des Français, à Saint-Domingue. Passé au grade de Lieutenant Général, Jean-Jacques Dessalines se retourne contre les Français lors de l’expédition Leclerc, envoyée à Saint-Domingue par Bonaparte pour rétablir l’autorité coloniale et l’esclavage pendant la Révolution haïtienne. Après la capture et la déportation de Toussaint Louverture en France le 7 juin 1802, Dessalines assume un rôle de premier plan dans la poursuite de la lutte pour l’indépendance. Il mène de nombreux combats, incluant la bataille de la Crête-à-Pierrot en mars 1802, où il galvanise ses soldats avec sa célèbre déclaration : « Que ceux qui veulent rester esclaves des Français sortent du fort, que ceux, au contraire, qui veulent mourir en hommes libres se rangent autour de moi ». Le 1er janvier 1804, Jean-Jacques Dessalines réalise l’objectif tant attendu de l’indépendance en proclamant Haïti comme une nation souveraine, devenant ainsi le deuxième pays des Amériques à obtenir son indépendance d’une puissance coloniale. Il devient le premier dirigeant de la nouvelle nation formée et est nommé Empereur sous le nom de Jacques Ier. Cependant, son règne impérial est marqué par des politiques autoritaires et brutales, notamment le massacre de nombreux colons blancs et la redistribution des terres aux paysans qui étaient entre les mains des généraux de l’armée indépendantiste. De plus, il organise la chasse aux délinquants en ville tout en mettant en place des politiques agraires rigoureuses, considérant qu’ils représentaient une menace pour la stabilité de la nation,ces actions controversées ont suscité des divisions au sein de la société haïtienne. Dessalines meurt assassiné le 17 octobre 1806 à la suite d’un complot organisé par certains de ses généraux de l’armée haïtienne.Sa mort a marqué la fin de sa brève mais influente période au pouvoir. Malgré les controverses entourant ses méthodes,il est reconnu comme le principal artisan de l’indépendance d’Haïti et son nom a été honoré en 1903 en étant attribué à l’hymne national haïtien, La Dessalinienne, composée par Justin Lhérisson.Enfin,le grand homme visionnaire Jean Jacques Dessalines reste une figure emblématique de l’histoire d’Haïti, reconnu pour son rôle dans la lutte pour l’indépendance et la fin de l’esclavage dans la région.

Haïti : La saison de Rara à Petit-Goâve : Une célébration de la vie, de l’unité et de la résilience

Alors que la nouvelle saison de Rara se profile à l’horizon, certains groupes tels que Saint Jacques Majeur, Ratyèfè, Florida Band, Lambi Grand, et Grap Kenèp se préparent déjà à illuminer les rues de Petit-Goâve de leurs costumes flamboyants et de leurs mélodies envoûtantes. Pour ces groupes, l’avenir semble radieux, promettant une saison pleine de passion et de succès. Cependant, d’autres bands de rara hésitent encore sur la direction à prendre. Malgré ces incertitudes, l’optimisme règne quant à la réussite de cette nouvelle saison pour l’ensemble des groupes de rara dans la commune de Petit-Goâve. Le rara, ancré dans la tradition vodou, est bien plus qu’une simple manifestation artistique. Il incarne l’essence même de la culture haïtienne, mettant en lumière des questions de mémoire, de tradition et d’identité. Cette forme d’expression artistique, de plus en plus populaire, attire un large public et suscite un engouement sans précédent. Des groupes comme Ratyèfè, Grap Kenèp, Florida Band et Chenn Tamaren, reconnus pour leur capacité à ravir leurs fans, jouent un rôle crucial dans l’essor continu du rara dans la commune. La saison de rara débute traditionnellement le jeudi des morts et s’achève dans la nuit du dimanche de Pâques ou le lundi quasimodo. Pour marquer le début de cette période sacrée, les groupes organisent des cérémonies d’ouverture, honorant ainsi les esprits des défunts dans des rituels empreints de spiritualité. Ces cérémonies, souvent tenues dans les cimetières ou dans les "Bitasyons" des groupes, symbolisent le lien profond entre le rara et les traditions vodoues.

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Histoire

Histoire

Première nation noire à se libérer de l’esclavage et à obtenir son indépendance de la France en 1804 et a influencé d’autres mouvements de libération à travers le monde, inspirant des luttes pour la liberté et l’égalité.

Beauté naturelle

Beauté naturelle

Haïti est dotée de paysages naturels spectaculaires, notamment des plages de sable blanc, des montagnes et une biodiversité riche.

Patrimoine

Patrimoine

Haïti possède un riche patrimoine historique, notamment des sites comme la Citadelle Laferrière et le Palais Sans-Souci, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Culture

Culture

Haïti possède une culture riche et diversifiée, influencée par des éléments africains, européens et autochtones. La musique, la danse, l’art et la cuisine haïtiens sont célébrés à travers le monde.

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